À fond les pistes? Oui, mais en toute sécurité!

À fond les pistes? Oui, mais en toute sécurité!

Grâce aux progrès des équipements et protections personnels, les accidents de ski et de snowboard sont devenus plus rares. Et pourtant, il y a encore bien des choses auxquelles il faut faire attention pour que le plaisir ne se transforme pas en cauchemar. Lisez nos conseils.

Vos skis ou votre snowboard ont disparu?  Vous avez percuté quelqu'un? Même si les sports de neige sont désormais considérés comme des activités plutôt sûres, nul n'est à l'abri d'un incident.  Mais lorsqu'il survient, qui paie quoi? Lisez nos conseils dans les pages suivantes. 

En principe, les règles sur les pentes enneigées sont semblables à celles de la circulation routière: Si l'on conduit prudemment, en faisant attention à son environnement, et qu'on ne prend la route que si l'on est en état physiquement et psychiquement, on a droit à des indemnités en cas de sinistre. En revanche, si on est ivre ou qu'on s'écarte des pistes, il faut s'attendre à des pénalités. Tout amateur de glisse devrait connaître les principes suivants:

1. Accident sur la neige – qui paie?

Les accidents survenant durant votre temps libre sont couverts soit par l'assurance-accidents de votre employeur soit par l'assurance-maladie obligatoire. L'assurance-maladie obligatoire paie pour les personnes non employées et pour celles qui travaillent moins de huit heures par semaine pour le même employeur. La couverture contre les accidents doit être incluse dans l'assurance-maladie obligatoire. Si l'on travaille plus de huit heures par semaine pour un employeur en Suisse, on est automatiquement assuré, même en cas d'accident non professionnel.

2. Accident hors piste – aïe!

En cas d'accident de ski/snowboard en dehors d'une piste officielle, les choses sont plus compliquées. C'est un peu comme pour la circulation routière:  Si un conducteur ignore sciemment les règles de circulation – un feu rouge, par exemple – il s'expose à une pénalité pour négligence grave. Il en va de même pour les sports de neige: Si l'on fait fi des règles élémentaires et que, par exemple, on fonce tête baissée, on ne risque pas seulement sa propre vie et celle des autres, mais aussi des pénalités importantes en cas de sinistre. Dans les cas extrêmes, l'assureur peut refuser de verser la moindre indemnité. À propos: La plupart des cas de décès surviennent hors des pistes, souvent à cause d'avalanches déclenchées – dans neuf cas sur dix – par la faute du skieur.

3. Un autre skieur vous percute

Si une autre personne vous rentre dedans sans faute de votre part, l'assurance-accidents obligatoire paie vos frais de traitement médical. Votre assureur a toutefois le droit de faire un recours envers la personne fautive qui peut être couverte par son assurance responsabilité civile privée. À propos: S'il est vrai que la majeure partie des accidents se produisent sur les pistes, il s'agit en général d'«accidents individuels», rarement de collisions avec d'autres skieurs.

4. Porter un casque ou non

En matière de port du casque, le ski et le snowboard peuvent se comparer au vélo. Pour ces activités, porter un casque n'est pas obligatoire en Suisse. Cela dit, toutes les associations soulignent que les casques permettent d'atténuer voire d’empêcher bien des blessures à la tête. Pour cela, ils doivent être portés correctement. L'absence de casque en cas d'accident n'est pas une raison suffisante pour que l'assurance-accidents réduise ses prestations. En revanche, les courses de vitesse, le «speed-flying» ou le hors-piste imprudent sont des circonstances aggravantes. À propos: Parmi tous les pays d'Europe, c'est la Suisse qui compte la plus forte proportion de porteurs de casque; cela montre que nos campagnes de sensibilisation portent leurs fruits.

5. Ébriété

Beaucoup de fans des sports de neige apprécient une bonne bière avec leur saucisse, ou une tasse de vin chaud après une belle journée… L'«après-ski» fait partie des traditions. Or comme son nom l’indique, il vaut mieux attendre la fin de la journée avant d'y goûter! En effet, si l'on cause un accident en état d'ébriété, les prestations d'assurance varient considérablement selon les cas. Si l'on est allé trop vite ou qu'on a manqué d'attention sous l'effet de l'alcool, elles peuvent être sensiblement réduites.

6. Mon équipement a disparu! Qui me le rembourse?

En cas de vol, vos skis ou votre snowboard sont assurés par la couverture supplémentaire «vol simple à l'extérieur» de votre assurance inventaire du ménage. Cela couvre également le vol de matériel loué. Pour les équipements de sport endommagés ou brisés intervient l'assurance complémentaire «casco équipements de sport», à condition qu'elle soit incluse dans l'assurance du ménage. Celle-ci ne couvre pas seulement les dommages à votre propre matériel, mais aussi aux équipements loués ou prêtés. Si vous ne disposez pas d'une telle assurance complémentaire, vous pouvez signaler ces dommages à votre assurance responsabilité civile privée.

7. Dans tous les cas, faire preuve de responsabilité personnelle

Beaucoup d'amateurs de glisse se plaignent de la brutalité et de l'inconscience de certains, et craignent les collisions avec d'autres. Or la grande majorité des accidents sur la piste sont «auto-infligés»: ils surviennent en raison d'une conduite trop rapide ou téméraire, ou à cause d'une condition physique insuffisante.

En respectant les règles de la FIS, on met toutes les chances – et le plaisir – de son côté!

Règle 1: Respect d’autrui
Tout skieur et snowboarder doit se comporter de telle manière
qu’il ne puisse mettre autrui en danger ou lui porter préjudice.

Règle 2: Maîtrise de la vitesse et du comportement
Tout skieur et snowboarder doit descendre à v ue. Il doit adapter sa vitesse e t son comportement à se s capacités personnelle s ainsi qu’aux conditions générale s du terrain, de la neige, du temps e t à la densité de la circulation sur le s pistes.

Règle 3: Maîtrise de la direction

Le skieur et snowboarder amont, dont la position dominante permet le choix d’une t rajectoire, doit prévoir une direction qui assure la sécurité du skieur et snowboarder aval.

Règle 4: Dépassement
Le dépassement peut s’effectuer, par amont ou par aval, par la droite ou par la gauche, mais toujours de manière assez large pour prévenir le s évolu tions du skieur et snowboarder dépassé.

Règle 5: Pénétrer et s’engager sur la piste ainsi que virer vers l’amont
Tout skieur et snowboarder qui pénèt re sur une piste de descente, s’engage après un stationnement ou exécu te un virage vers l’amont doit s’assurer par un examen de l’amont et de l’aval, qu’il peut le faire sans danger pour lui e t pour autrui.

Règle 6: Stationnement
Tout skieur et snowboarder doit éviter de stationner sans néce ssité sur le s pistes dans le s passage s étroits ou sans visibilité.
En cas de chute le skieur et snowboarder doit dégager la piste le plus vite possible.

Règle 7: Montée et descente à pied
Le skieur et snowboarder qui monte ne doit utiliser que le bord de la piste. Il en est de même du skieur et snowboarder qui de scend à pied.

Règle 8: Respect du balisage et de la signalisation
Tout skieur et snowboarder doit respecter le balisage et la signalisation.

Règle 9: Assistance
En cas d’accident tout skieur et snowboarder doit prêter secours.

Règle 10: Identification
Tout skieur et snowboarder témoin ou partie responsable ou non d’un accident est tenu de faire connaître son identité.